top of page
  • LinkedIn
  • Facebook
  • Instagram
Rechercher

Quand rester devient plus douloureux que changer : La leçon d'Anaïs Nin

"Et vint le jour où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore."— Anaïs Nin

La première fois que j'ai lu cette phrase, j'ai pleuré.

Pas parce qu'elle était belle. Pas parce qu'elle était poétique. Mais parce qu'elle nommait exactement ce que je vivais à ce moment-là de ma vie.

J'étais à l'étroit. Tellement à l'étroit que je ne respirais plus.


L'étroitesse du bourgeon

Il était 23h ce soir-là. J'étais dans le bâtiment désert, seule, à rallumer un à un les radiateurs pour que les usagers aient du chauffage le lendemain matin. L'électricité avait sauté. Encore. Et bien sûr, c'était à moi de régler ça.

Mes enfants étaient seuls à la maison.

Je rentrais épuisée, vidée, le cœur serré. Pas de reconnaissance. Trop de responsabilités. Et surtout, surtout... plus aucun sens.

Qu'est-ce que je faisais là ? Pourquoi est-ce que je sacrifiais mes soirées, mon énergie, ma présence auprès de mes enfants, pour un job qui ne me nourrissait plus ? Un job où je n'étais qu'un rouage qu'on sollicitait à toute heure, sans considération, sans gratitude.

J'étais dans le bourgeon. Et je commençais à étouffer.

Vous connaissez cette sensation ? Ce moment où vous vous levez le matin et où tout votre corps vous crie : "Stop. Je ne peux plus." Mais vous continuez quand même. Par peur. Par responsabilité. Parce que "qu'en dira-t-on ?".


Qui était Anaïs Nin ?

Anaïs Nin (1903-1977) était une écrivaine franco-américaine extraordinaire. Pendant plus de 60 ans, elle a tenu un journal intime de plus de 35 000 pages où elle explorait avec une honnêteté rare sa vie intérieure, ses doutes, ses désirs, ses transformations.

Ce qui me fascine chez elle, c'est qu'elle a vécu à une époque où les femmes avaient peu de liberté. Et pourtant, elle a osé vivre selon ses propres règles. Elle a quitté des situations confortables. Elle a suivi son intuition. Elle a écouté sa voix intérieure plutôt que les conventions.

Elle savait une chose essentielle : parfois, rester devient plus douloureux que partir.


Le jour où la douleur devient insupportable

Pour moi, ce jour est arrivé.

Pas brutalement. Pas comme une révélation. Plutôt comme une accumulation. Goutte après goutte. Jusqu'à ce que le vase déborde.

L'épuisement. Le manque de sens. Le sentiment de passer à côté de ma vie. De passer à côté de mes enfants. De me perdre moi-même dans un rôle qui ne me correspondait plus.

Et j'ai eu peur.

Peur de l'inconnu. Peur du regard des autres. "Tu vas faire quoi ? Quitter un CDI stable ? À ton âge ? Avec des enfants ?"

Mais il y avait une peur encore plus grande : celle de rester. Celle de me réveiller dans 10 ans au même endroit, encore plus épuisée, encore plus éteinte.

Alors j'ai écrit une lettre. Une demande de rupture conventionnelle. Les mains tremblantes. Le cœur battant.

Et j'ai éclos.


Éclore, ce n'est pas un conte de fées

Je ne vais pas vous mentir : éclore, ce n'est pas facile. Ce n'est pas un long fleuve tranquille.

J'ai suivi ma formation de cœur : la naturopathie. Je me suis sentie vivante à nouveau. Alignée. J'avais trouvé ma voie.

Mais le chaos est arrivé aussi.

Trouver mes premiers clients. Affronter mes doutes. Faire face aux remarques : "Ah bon, tu fais ça maintenant ? Et ça marche ?" Jongler avec les problèmes financiers. Me demander si j'avais pris la bonne décision.

Parce qu'éclore, ça ne veut pas dire que tout devient rose du jour au lendemain.

Ça veut dire que vous avez choisi de sortir du bourgeon. Que vous avez choisi de respirer. Même si c'est inconfortable. Même si c'est chaotique. Même si tout n'est pas encore en place.

Mais au moins, vous respirez.


Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui, je me sens mieux. Vraiment.

Je ne suis pas arrivée. Je suis en chemin. Et c'est ça qui est beau.

Je continue d'apprendre. Je me forme au coaching (parce que j'adore ça, parce que ça me fait vibrer). Je cherche encore ma légitimité parfois. Je doute encore.

Mais je ne suis plus dans le bourgeon.

Je suis dehors. Je grandis. Je me déploie.

Et quand je repense à cette soirée à 23h dans ce bâtiment froid, quand je repense à cette femme épuisée que j'étais... je sais que j'ai fait le bon choix.

Parce que rester était devenu plus douloureux que changer.


Et vous ?

Alors je vous pose la question qu'Anaïs Nin nous pose à tous :

Êtes-vous à l'étroit dans votre bourgeon ?

Peut-être que c'est votre job qui ne vous nourrit plus. Peut-être que c'est une relation toxique. Peut-être que c'est une version de vous-même que vous avez construite pour plaire aux autres mais qui vous étouffe.

Peut-être que vous sentez cette douleur sourde, cette petite voix qui vous dit : "Il y a autre chose pour toi. Tu le sais."

Écouter cette voix, c'est déjà commencer à éclore.

Vous n'êtes pas obligé de tout quitter demain. Vous n'êtes pas obligé de faire un virage à 180 degrés. Mais vous pouvez commencer à vous poser les bonnes questions. À identifier ce qui vous étouffe. À imaginer ce que serait votre vie si vous osiez.


Comment je peux vous accompagner

Si vous êtes dans ce moment de votre vie où rester devient insupportable mais où le risque de changer vous terrifie, sachez que vous n'êtes pas seul(e).

C'est exactement pour ça que j'accompagne aujourd'hui en coaching professionnel et personnel. Parce que je suis passée par là. Parce que je sais ce que c'est de douter, d'avoir peur, de ne pas savoir par où commencer.

Le coaching, c'est cet espace où vous pouvez :

  • Clarifier ce qui vous étouffe vraiment

  • Identifier vos vrais besoins, vos vraies valeurs

  • Dépasser vos peurs et vos croyances limitantes

  • Construire un plan d'action concret pour éclore à votre rythme

  • Vous sentir soutenu(e), entendu(e), accompagné(e)

En naturopathie aussi, je vois souvent des personnes épuisées, en burn-out, qui ont donné tellement d'eux-mêmes qu'ils ne savent plus qui ils sont. Le corps parle. L'inflammation, la fatigue chronique, les troubles digestifs... c'est souvent le bourgeon qui crie : "Laisse-moi sortir !"


La vraie question

Anaïs Nin nous rappelle une vérité essentielle :

Le risque, ce n'est pas de changer. Le risque, c'est de rester.

Rester dans un bourgeon trop étroit, c'est mourir à petit feu. C'est s'éteindre progressivement. C'est passer à côté de sa vie.

Alors oui, éclore fait peur. Oui, c'est inconfortable. Oui, ça demande du courage.

Mais viendra un jour où rester sera plus douloureux que tout le reste.

Et ce jour-là, vous saurez quoi faire.

Vous sentez que ce jour approche ? Vous avez besoin d'un espace pour explorer ce qui vous étouffe, pour vous autoriser à imaginer autre chose ?


Avec toute ma bienveillance,


Commentaires


bottom of page