Hyperperméabilité intestinale, intolérances, MICI, candidose…
- nicolas36925
- 18 déc. 2025
- 3 min de lecture

Pourquoi tout se mélange, et comment y voir plus clair
Hyperperméabilité intestinale, intolérances alimentaires, candidose, MICI, dysbiose…Ces termes circulent partout : sur internet, sur les réseaux sociaux, dans les discussions santé. Résultat : beaucoup de personnes se sentent perdues, inquiètes, parfois même enfermées dans des diagnostics qu’elles ne comprennent pas vraiment.
👉 Bonne nouvelle : tout n’est pas la même chose.
👉 Et non, tout trouble digestif n’est pas une maladie grave.
Dans cet article, je vous propose de faire le tri, simplement, pour mieux comprendre ce qui se passe dans votre intestin sans alarmisme, ni raccourcis.
L’intestin : une barrière vivante, pas un simple “tuyau”
L’intestin n’est pas seulement un organe de digestion.C’est une barrière intelligente, composée de :
une muqueuse intestinale,
des cellules étroitement liées entre elles,
un microbiote (flore intestinale),
un système immunitaire très actif.
Son rôle est double :
laisser passer ce qui est utile (nutriments),
bloquer ce qui ne doit pas entrer (toxines, bactéries, fragments alimentaires mal digérés).
Lorsque cet équilibre est respecté, tout fonctionne de manière fluide. Mais lorsque la barrière est fragilisée, des troubles peuvent apparaître parfois très différents selon les personnes.
L’hyperperméabilité intestinale : de quoi parle-t-on vraiment ?
On parle d’hyperperméabilité intestinale lorsque la muqueuse devient trop poreuse. Les jonctions entre les cellules intestinales se relâchent, laissant passer des éléments qui ne devraient pas traverser la barrière.
Conséquences possibles :
réactions inflammatoires,
surcharge du système immunitaire,
troubles digestifs,
fatigue chronique,
réactions alimentaires inhabituelles.
⚠️ Important : L’hyperperméabilité n’est pas une maladie en soi. C’est un terrain, un déséquilibre fonctionnel, souvent réversible lorsqu’on agit sur les causes.
Intolérances alimentaires : toutes ne se valent pas
Le mot intolérance est très utilisé… parfois à tort.
👉 Les vraies intolérances
Elles sont liées à un déficit enzymatique, comme :
l’intolérance au lactose,
certaines difficultés à digérer le fructose.
Elles provoquent des symptômes reproductibles et relativement constants.
👉 Les sensibilités alimentaires
Beaucoup plus fréquentes, elles sont souvent liées à :
une inflammation intestinale,
une hyperperméabilité,
un microbiote déséquilibré.
Dans ce cas, un aliment peut être mal toléré à un moment donné, puis redevenir digeste plus tard, une fois le terrain réparé.
👉 Supprimer définitivement de nombreux aliments sans travailler le terrain peut parfois aggraver la situation.
Dysbiose et candidose : quand la flore perd l’équilibre
La dysbiose
La dysbiose correspond à un déséquilibre du microbiote intestinal :
trop peu de bonnes bactéries,
trop de bactéries opportunistes,
manque de diversité.
Elle peut être favorisée par :
une alimentation trop transformée,
le stress chronique,
les antibiotiques,
des troubles digestifs anciens.
La candidose
La candidose intestinale correspond à une prolifération excessive de Candida, une levure naturellement présente dans l’intestin.
Elle n’apparaît pas “par hasard” :
terrain affaibli,
microbiote appauvri,
hyperperméabilité,
excès de sucre,
immunité fragilisée.
👉 Là encore, il s’agit d’un déséquilibre du terrain, pas d’un ennemi à combattre brutalement.
MICI : un cadre médical spécifique
Les MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin), comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, sont des pathologies médicales diagnostiquées.
Elles impliquent :
une inflammation chronique,
un suivi médical indispensable,
parfois des traitements lourds.
⚠️ Toutes les personnes souffrant de troubles digestifs n’ont pas une MICI. Et inversement, une MICI nécessite toujours un accompagnement médical prioritaire.
La naturopathie peut alors intervenir en complément, jamais en remplacement.
Pourquoi tout semble lié… sans être identique
Ces notions sont souvent associées parce qu’elles partagent :
le même organe central : l’intestin,
des mécanismes communs (inflammation, microbiote, barrière intestinale),
des symptômes parfois similaires.
Mais les confondre peut conduire :
à l’auto-diagnostic anxiogène,
à des restrictions alimentaires excessives,
à des cures inadaptées.
👉 Comprendre le terrain est plus important que coller une étiquette.

L’approche naturopathique : remettre de la cohérence
En naturopathie, l’objectif n’est pas de nommer un trouble à tout prix, mais de :
observer les signes,
comprendre l’histoire du corps,
identifier les causes profondes,
soutenir les fonctions digestives, immunitaires et nerveuses.
On travaille notamment sur :
l’alimentation (sans rigidité),
la réparation de la muqueuse,
le soutien du microbiote,
la gestion du stress,
le rythme de vie.
👉 Le but n’est pas le contrôle, mais le retour à une digestion plus fluide et plus confiante.
🌿 Le conseil de la naturopathe
Si vous vous reconnaissez dans ces termes sans vraiment comprendre ce qu’ils signifient pour vous, vous n’êtes pas seul(e). Le corps ne parle jamais pour rien, mais il ne parle pas toujours en langage médical clair.
Avant de supprimer des aliments ou de vous lancer dans des cures strictes, prenez le temps de comprendre votre terrain digestif global.
Je vous accompagne dans un suivi personnalisé, en visio, pour faire le point sur vos symptômes, votre alimentation, votre histoire digestive, et construire une approche progressive, respectueuse et adaptée sans culpabilité ni peur.






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